Wetterhorn, arête du Willsgrätli

                                      Rapport de course des 7 et 8 juillet 2018

                                      Wetterhorn 3692 m, arête du Willsgrätli

Participants : Mathilde Chapalay, Jan-Nicolas Mottier, Michel Morier-Genoud, André Mottier 

Course d’alpinisme classique qui offre tout ce qui fait la beauté de l’alpinisme. Un petit peu de glacier, une escalade sur arête avec du rocher solide, un joli mixte sur rocher et neige dure pour le final. En plus une météo de rêve et des températures idéales pour ce genre de course.

La montée au refuge est superbe, la cabane Gleckstein très confortable et son équipe sympa et efficace. Que demander de mieux… La tradition du morceau de fromage a bien fonctionné, puisque l’on nous a octroyé un joli petit dortoir rien que pour nous ; grand luxe. Le refuge était complet, mais seulement une quinzaine de personnes avait pour but le sommet du Wetterhorn.

Départ 0400, un petit cortège de lampes frontales progresse dans la fraîcheur du matin et un ciel étoilé. Accès au début du glacier, le jour se lève, nous chaussons les crampons et prenons la tête ; c’est un avantage pour ce type de course. Nous distançons rapidement les autres cordées et arrivons au sommet avec un panorama de rêve. Une bonne pause et puis le départ pour la descente. Nous croisons les autres cordées bien en-dessous, nous n’avons pourtant pas eu l’impression d’aller vite… En dessous du glacier, 2 grandes zones de névés nous permettent de perdre de l’altitude rapidement jusqu’à la cabane. Une petite pause, salutations à l’équipe des gardiens et c’est le retour sur Grindelwald. La descente demande un peu d’attention et la fatigue dans les jambes se fait sentir ; mais, arrivé à Grindelwald, une bonne « panachée » nous ragaillardi. Seul petit bémol du week-end, Michel désirait un grand sirop ; mais la sommelière lui a répondu que : les sirops c’est seulement pour les enfants !  Mais après un peu d’insistance et lui avoir fait ses yeux langoureux de vieux matou, elle a fini par craquer. Sacré Michel…

André Mottier